Loi ALUR · Garantie centrale

Assurance multirisque immeuble (MRI)

La protection essentielle et obligatoire pour les parties communes de votre copropriété. Garanties obligatoires et optionnelles, tarifs 2026 et comparatif des 3 niveaux de formule.

Conforme loi ALUR — devis MRI en 3 minutes

Immeuble haussmannien parisien en pierre claire
2014 (ALUR)
Obligatoire depuis

L'assurance multirisque immeuble (MRI) est le contrat collectif qui protège les parties communes de votre copropriété : façades, toiture, halls, ascenseur, chaufferie. Souscrite par le syndicat des copropriétaires, elle est obligatoire depuis 2014.

100 %
Obligatoire depuis 2014
Loi ALUR — toute copropriété sans exception
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3 min
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Hall d'entrée d'immeuble en copropriété
Loi ALUR 2014

Définition

Qu'est-ce que l'assurance multirisque copropriété ?

L'assurance multirisque immeuble (MRI) couvre l'ensemble des parties communes de votre immeuble : façades, toiture, halls, escaliers, ascenseur, chaufferie, espaces verts, parkings souterrains, et la responsabilité civile du syndicat.

Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, toute copropriété doit obligatoirement souscrire au minimum la responsabilité civile. La MRI complète va beaucoup plus loin en couvrant aussi les dommages matériels.

Sans MRI : risque juridique et financier majeur

En cas de sinistre, les copropriétaires peuvent être tenus personnellement et solidairement responsables, avec une responsabilité financièrement illimitée. Le défaut d'assurance expose aussi le syndic à une révocation pour faute de gestion.

Garanties

Les 3 niveaux de garantie MRI

Du minimum légal (RC + dommages matériels essentiels) à la couverture premium qui inclut frais de relogement et dommages électriques.

Garantie
Essentielle
Dès 150 €/lot/an
Confort
Dès 220 €/lot/an
Premium
Dès 320 €/lot/an
Responsabilité civile syndicat
4 M€ 8 M€ 15 M€
Incendie + explosion
Inclus Inclus Inclus
Dégâts des eaux
Inclus Inclus Inclus
Catastrophes naturelles
Inclus Inclus Inclus
Vol parties communes
Inclus Inclus
Bris de machine (ascenseur, chaufferie)
Inclus Inclus
Protection juridique
8 000 € 16 000 €
Dommages électriques
Option Inclus
Frais de relogement
Inclus
Attentat et terrorisme
Inclus Inclus Inclus
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Tarifs 2026

Combien coûte une assurance multirisque immeuble ?

Fourchette moyenne nationale en 2026 : 150-400 €/lot/an. Le tarif dépend de la taille, l'âge du bâti, les équipements et l'historique.

Petite copropriété 5 à 10 lots
Dès 150 €
/ an au total
150-250 €
par lot et par an

Immeuble récent, peu d'équipements collectifs.

Le plus fréquent
Copropriété moyenne 10 à 50 lots
Dès 250 €
/ an au total
220-380 €
par lot et par an

Le plus fréquent — ascenseur, parking, syndic professionnel.

Grande copropriété Plus de 50 lots
Dès 400 €
/ an au total
350-450 €
par lot et par an

Multi-équipements, gardien, prestations haut de gamme.

Tarifs indicatifs en formule confort — variables selon localisation, sinistralité et équipements.

Souscription

Comment souscrire votre MRI en 4 étapes

Process simple et rapide, validé par votre AG.

1
Étape 1

Demande de devis

Formulaire en 3 minutes avec les infos clés : taille de l'immeuble, équipements, localisation, sinistralité.

2
Étape 2

Comparaison des offres

Notre courtier interroge les principaux assureurs et vous propose 3 à 5 devis détaillés et comparables.

3
Étape 3

Choix du contrat

Sélection en AG (majorité simple, article 24) du contrat qui offre le meilleur rapport garanties/prix.

4
Étape 4

Mise en place

Le syndic signe au nom du syndicat, la prime est intégrée aux charges et la couverture démarre.

MRI vs MRH

Multirisque immeuble vs assurance habitation

Deux contrats complémentaires et indispensables. La MRI ne dispense pas les occupants de leur propre assurance habitation.

Multirisque immeuble

MRI — parties communes

Le contrat collectif obligatoire du syndicat des copropriétaires.

  • Couvre les parties communes uniquement
  • Souscrite par le syndicat de copropriété
  • Payée via les charges de copropriété
  • Obligatoire depuis la loi ALUR (2014)
  • Sans plafond pour la RC du syndicat
Multirisque habitation

MRH — parties privatives

Le contrat individuel propre à chaque occupant du logement.

  • Couvre les parties privatives (votre logement + biens)
  • Souscrite par chaque propriétaire ou locataire
  • Payée par l'occupant du logement
  • Obligatoire uniquement pour les locataires
  • RC personnelle + dommages aux biens privatifs

Pièges à éviter

6 erreurs fréquentes en multirisque immeuble

Les pièges les plus coûteux observés sur le marché — à connaître avant de souscrire ou de reconduire.

Sous-évaluer le capital bâtiment

Beaucoup de syndicats reconduisent le même capital pendant 10 ans alors que les coûts de reconstruction augmentent de 3 à 5 % par an. Un immeuble assuré pour 800 000 € en 2014 vaut probablement 1,1 M€ aujourd'hui. Conséquence : règle proportionnelle en cas de gros sinistre — l'indemnisation est divisée.

Confondre RC seule et MRI complète

La responsabilité civile syndicale obligatoire ne couvre QUE les dommages causés aux tiers. Elle n'indemnise PAS la copropriété pour les dommages subis. Sans MRI complète, un dégât des eaux interne ou un incendie laisse le syndicat avec la facture intégrale.

Choisir uniquement sur le prix

Une prime 30 % plus basse cache souvent des franchises 2 à 3 fois plus élevées, des plafonds d'indemnisation réduits ou des exclusions sur les équipements collectifs (ascenseur, chaufferie). Comparer la valeur garantie / prime, pas seulement la prime.

Oublier les garanties optionnelles structurantes

Trois garanties à examiner systématiquement : bris de machine (ascenseur, chaufferie — coût 800-1500 € par panne sans assurance), protection juridique (litige avec un fournisseur, voisinage), perte de loyers en cas de sinistre rendant des lots inoccupables.

Tarder à déclarer un sinistre

Délai légal en multirisque immeuble : 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre (2 jours pour le vol). Au-delà, l'assureur peut refuser ou réduire l'indemnisation. Le syndic doit déclarer même en cas de doute sur la couverture.

Reconduire le contrat sans le comparer

La loi Chatel oblige l'assureur à prévenir 15 jours avant la date limite de résiliation. Profitez-en pour comparer tous les 2-3 ans : les tarifs et garanties évoluent significativement et les nouveaux entrants tirent les prix vers le bas.

FAQ

Questions fréquentes — Assurance multirisque immeuble

L'assurance multirisque immeuble est-elle obligatoire ?

Oui. La loi ALUR du 24 mars 2014 (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965) impose à toute copropriété de souscrire au minimum une assurance responsabilité civile pour le syndicat des copropriétaires. La multirisque immeuble (MRI) complète va plus loin en couvrant aussi les dommages matériels aux parties communes.

Quel est le prix moyen d'une assurance multirisque immeuble ?

Sur le marché français en 2026, les fourchettes observées vont de 150 € à 450 €/lot/an. Le tarif médian se situe autour de 275 €/lot/an, soit environ 23 €/lot/mois. Le prix varie selon la taille de l'immeuble, sa localisation, l'âge du bâti, les équipements collectifs et l'historique de sinistralité.

Quelle est la différence avec mon assurance habitation ?

La MRI couvre les parties communes (façades, toiture, halls, ascenseur, chaufferie…) — souscrite par le syndicat. La MRH couvre les parties privatives (votre logement, vos biens) — souscrite par chaque occupant. Les deux contrats coexistent et sont indispensables.

Que couvre exactement l'assurance multirisque immeuble ?

Au minimum la RC du syndicat, l'incendie, les dégâts des eaux, les catastrophes naturelles, les événements climatiques (tempête, grêle, neige) et les attentats. Selon le niveau de formule choisi, peuvent s'ajouter : vol des parties communes, bris de machine (ascenseur, chaufferie), protection juridique, dommages électriques, frais de relogement.

Comment réduire le coût de mon assurance multirisque immeuble ?

5 leviers : (1) comparer 3 à 5 devis tous les 2-3 ans, (2) accepter une franchise plus élevée (250 € → 500 € peut réduire la prime de 10-15 %), (3) entretenir l'immeuble régulièrement pour limiter la sinistralité, (4) regrouper plusieurs contrats chez le même assureur (PJ, DO), (5) sécuriser l'immeuble (digicode, caméras) — certains assureurs accordent jusqu'à 15 % de remise.

Combien de temps prend la souscription ?

Le devis en ligne prend 3 à 5 minutes. La comparaison des offres peut être réalisée en 24 à 48 h. La souscription effective nécessite un vote en AG (majorité simple, article 24) : compter 4 à 6 mois entre la décision de comparer et le démarrage du nouveau contrat.

Qui est l'assuré : le syndicat ou les copropriétaires ?

L'assuré au sens juridique est le syndicat des copropriétaires, personne morale créée par l'article 14 de la loi du 10 juillet 1965. Le syndic — qu'il soit professionnel ou bénévole — agit comme représentant légal pour signer le contrat et déclarer les sinistres. Les copropriétaires individuels sont bénéficiaires des garanties via leurs tantièmes, mais ne sont jamais assurés en nom propre par la MRI.

La MRI couvre-t-elle les sinistres dont l'origine est privative ?

Oui, dans la limite du périmètre des parties communes. Si une fuite part d'une canalisation privative et endommage le palier ou le voisin, la MRI prend en charge la réparation des parties communes touchées ; l'occupant à l'origine du sinistre reste responsable côté privatif via sa MRH. Le mécanisme de répartition est encadré par la convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble), qui simplifie l'instruction des dégâts des eaux et incendies entre les deux assureurs.

Que faire en cas de refus d'indemnisation par l'assureur ?

Première étape : contester par écrit auprès du service client de l'assureur avec les pièces justificatives. Si la réponse n'est pas satisfaisante, saisir le service réclamations de la compagnie sous 2 mois. En dernier recours, faire appel au Médiateur de l'Assurance (gratuit, neutre) qui rend un avis dans les 90 jours. La protection juridique souscrite en option couvre les frais d'avocat si le contentieux part au tribunal.

Quelle franchise choisir pour optimiser le rapport coût/protection ?

Trois logiques pour une copropriété : (1) franchise basse (150-250 €) si la copropriété compte beaucoup de petits sinistres récurrents (dégâts des eaux à répétition) — prime plus chère mais zéro avance de trésorerie. (2) Franchise médiane (300-500 €) — équilibre adapté à 80 % des copropriétés. (3) Franchise haute (750-1500 €) pour les grandes copropriétés avec budget travaux solide — économie sur la prime jusqu'à 20 %, le syndicat absorbe les petits sinistres sans déclarer.

Que se passe-t-il si la copropriété est sous-assurée ?

Le risque de sous-assurance survient quand le capital assuré est inférieur à la valeur réelle de l'immeuble (ex : 800 000 € assurés pour un bien valant 1,2 M€). En cas de sinistre partiel, l'assureur applique la règle proportionnelle : l'indemnisation est réduite au prorata (800/1200 = 66 %). Pour s'en prémunir, faire évaluer le bâtiment tous les 5 ans et indexer le capital sur l'indice FFB (Fédération Française du Bâtiment).

Pour aller plus loin

Ressources complémentaires

Trois guides pour approfondir : obligations, prix et garanties complémentaires.

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