Loi ALUR · Garantie centrale
Assurance multirisque immeuble (MRI)
La protection essentielle et obligatoire pour les parties communes de votre copropriété. Garanties obligatoires et optionnelles, tarifs 2026 et comparatif des 3 niveaux de formule.
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Qu'est-ce que l'assurance multirisque immeuble ?
La multirisque immeuble (MRI) est le contrat collectif qui protège les parties communes de votre copropriété : façades, toiture, halls, escaliers, ascenseur, chaufferie, espaces verts, parkings. Souscrite par le syndicat des copropriétaires, elle est le socle de la protection de l'immeuble.
La MRI couvre les parties communes ; sa base (RC syndicat) est obligatoire
La MRI est le contrat souscrit par le syndicat des copropriétaires pour l'ensemble des parties communes et la responsabilité civile de la copropriété. Sa composante responsabilité civile est obligatoire depuis la loi ALUR (2014) ; les garanties dommages (incendie, dégâts des eaux, tempête) restent facultatives légalement mais indispensables en pratique.
L'assurance multirisque immeuble (MRI) couvre l'ensemble des parties communes de votre immeuble : façades, toiture, halls, escaliers, ascenseur, chaufferie, espaces verts, parkings souterrains, ainsi que la responsabilité civile du syndicat. C'est le contrat qui répond quand un sinistre touche la structure ou les équipements collectifs.
Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, toute copropriété doit obligatoirement souscrire au minimum la responsabilité civile du syndicat. La MRI complète va beaucoup plus loin en couvrant aussi les dommages matériels subis par l'immeuble lui-même — ce que la RC seule ne fait jamais.
Que couvre exactement l'assurance multirisque immeuble ?
La MRI combine une responsabilité civile (dommages causés aux tiers) et des garanties dommages (dommages subis par l'immeuble). Voici ce qui entre — et ce qui n'entre pas — dans le périmètre du contrat.
Au minimum, une MRI couvre la responsabilité civile du syndicat, l'incendie et l'explosion, les dégâts des eaux, les catastrophes naturelles, les événements climatiques (tempête, grêle, poids de la neige) et les attentats. Selon le niveau de formule, s'y ajoutent le vol des parties communes, le bris de machine (ascenseur, chaufferie), la protection juridique, les dommages électriques et les frais de relogement.
- Responsabilité civile du syndicat (dommages aux tiers)
- Incendie et explosion des parties communes
- Dégâts des eaux (toiture, canalisations communes)
- Catastrophes naturelles et événements climatiques (tempête, grêle, neige)
- Attentats et actes de terrorisme
- Vol et vandalisme des parties communes (formules Confort et Premium)
- Bris de machine — ascenseur, chaufferie (Confort et Premium)
- Protection juridique et dommages électriques (selon formule)
- Frais de relogement (formule Premium)
- Les parties privatives (logement, biens des occupants) — relèvent de la MRH
- Les biens personnels et le mobilier des copropriétaires
- Les dommages antérieurs au contrat ou dus à un défaut d'entretien manifeste
- Les sinistres déclarés hors délai (5 jours ouvrés, 2 jours pour le vol)
- L'immeuble détenu par un seul propriétaire (monopropriété) — autre contrat
Point clé : la RC du syndicat, seule garantie strictement obligatoire, n'indemnise pas la copropriété pour ses propres dommages matériels. Un incendie, un dégât des eaux interne ou une tempête sur les parties communes ne sont pris en charge que par les garanties dommages de la MRI complète. Son surcoût par rapport à la RC seule n'est que de 20 à 30 %, pour une protection sans commune mesure.
La MRI intervient aussi quand un sinistre part d'une partie privative mais touche les parties communes : une fuite endommageant le palier ou le voisin est instruite via la convention IRSI, qui répartit la prise en charge entre l'assureur de l'immeuble et celui de l'occupant.
En cas de sinistre non couvert, les copropriétaires peuvent être tenus personnellement et solidairement responsables, avec une responsabilité financièrement illimitée. Le défaut d'assurance expose aussi le syndic à une révocation pour faute de gestion.
Les 3 niveaux de garantie MRI
Du minimum légal (RC + dommages matériels essentiels) à la couverture premium qui inclut frais de relogement et dommages électriques, trois formules structurent le marché : Essentielle, Confort et Premium.
L'écart de prime entre une formule minimale et une multirisque complète va du simple au triple. Comparer les garanties ligne à ligne évite de payer pour des options superflues — ou, à l'inverse, de découvrir un trou de couverture après un sinistre.
| Garantie | Essentielle · dès 100 €/lot | Confort · dès 180 €/lot | Premium · dès 280 €/lot |
|---|---|---|---|
| Responsabilité civile syndicat | ✓ 4 M€ | ✓ 8 M€ | ✓ 15 M€ |
| Incendie + explosion | Inclus | Inclus | Inclus |
| Dégâts des eaux | Inclus | Inclus | Inclus |
| Catastrophes naturelles | Inclus | Inclus | Inclus |
| Attentat et terrorisme | Inclus | Inclus | Inclus |
| Vol parties communes | — | Inclus | Inclus |
| Bris de machine (ascenseur, chaufferie) | — | Inclus | Inclus |
| Protection juridique | — | 8 000 € | 16 000 € |
| Dommages électriques | — | Option | Inclus |
| Frais de relogement | — | — | Inclus |
La formule Confort couvre la majorité des copropriétés résidentielles ; la Premium se justifie pour les immeubles à équipements lourds ou standing élevé. Tarifs indicatifs par lot et par an.
La formule Essentielle remplit l'obligation légale et couvre les grands sinistres (incendie, dégâts des eaux, catastrophes), mais laisse de côté le vol et les équipements collectifs. La Confort ajoute vol, bris de machine et protection juridique — c'est l'équilibre adapté à 80 % des copropriétés. La Premium pousse les plafonds et intègre dommages électriques et frais de relogement, pertinente pour les immeubles de standing ou multi-équipements.
Combien coûte une assurance multirisque immeuble ?
Fourchette nationale en 2026 : dès 100 € à 350 € par lot et par an, soit environ 8 à 29 €/lot/mois. Plus la copropriété est grande, plus le coût par lot baisse (effet d'échelle).
Le facteur décisif est l'effet d'échelle : les frais fixes de gestion et la RC du syndicat se répartissent sur davantage de lots. Une grande copropriété démarre donc autour de 100 €/lot, une copropriété moyenne se situe entre 150 et 280 €/lot, et une petite copropriété paie plutôt 250 à 350 €/lot. Exprimé au m² de parties communes, comptez 1 à 3 €/m²/an.
| Taille de copropriété | Profil type | Prix par lot / an | Tarif au m² |
|---|---|---|---|
| Petite (2 à 10 lots) | Syndic souvent bénévole, parties communes limitées | 180 à 350 € | 2 à 3 €/m² |
| Moyenne (10 à 50 lots) | Ascenseur, parking, syndic professionnel | 150 à 280 € | 1,50 à 2,30 €/m² |
| Grande (50+ lots) | Multi-équipements, gardien, services | Dès 100 à 220 € | 1 à 1,20 €/m² |
Fourchettes indicatives par lot et par an en formule Confort — variables selon localisation, équipements et sinistralité passée.
À garanties égales, le tarif dépend de six leviers : la surface des parties communes (facteur n°1), la localisation, les équipements techniques, la sinistralité passée, le niveau de garanties et la franchise choisie. Une petite copropriété en zone inondable avec ascenseur et sinistre récent peut ainsi payer plus cher qu'une grande copropriété saine. Le détail des fourchettes et des leviers d'économie figure sur la page prix de l'assurance copropriété.
- Prix d'appel
- Dès 100 €/lot/an — grandes copropriétés bien gérées.
- Fourchette par lot
- 100 à 350 €/lot/an, soit ~8 à 29 €/lot/mois.
- Tarif au m²
- 1 à 3 €/m² de parties communes et par an.
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MRI ou assurance habitation : quelle différence ?
La MRI et la multirisque habitation (MRH) sont deux contrats complémentaires et indispensables. La MRI ne dispense jamais les occupants de leur propre assurance habitation, et inversement.
La MRI couvre les parties communes (façades, toiture, halls, ascenseur, chaufferie) et la responsabilité du syndicat ; elle est souscrite par la copropriété et payée via les charges. La MRH couvre les parties privatives (le logement et les biens de chaque occupant) et sa responsabilité civile personnelle ; elle est souscrite individuellement.
| Critère | MRI — parties communes | MRH — parties privatives |
|---|---|---|
| Périmètre couvert | Façades, toiture, halls, ascenseur, chaufferie | Logement + biens de l'occupant |
| Qui souscrit | Le syndicat des copropriétaires | Chaque propriétaire ou locataire |
| Qui paie | Via les charges de copropriété | L'occupant du logement |
| Caractère obligatoire | Oui, depuis la loi ALUR (2014) | Oui pour les locataires |
| Responsabilité civile | RC du syndicat (sans plafond légal) | RC personnelle de l'occupant |
Deux niveaux de protection complémentaires : ni l'un ni l'autre ne suffit seul à couvrir l'ensemble de l'immeuble et de ses occupants.
Cas particulier : si un seul propriétaire détient la totalité de l'immeuble (immeuble de rapport, SCI patrimoniale, bien hérité non divisé), il n'y a ni syndicat ni copropriété — la MRI décrite ici ne s'applique pas. C'est l'assurance immeuble en monopropriété qui prend le relais, avec un contrat unique couvrant gros œuvre, parties communes et privatives, RC du bailleur et perte de loyers.
L'assurance multirisque immeuble est-elle obligatoire ?
Oui pour sa base : la loi ALUR impose la responsabilité civile du syndicat. La MRI complète reste facultative légalement, mais son absence expose la copropriété à des risques financiers majeurs.
Oui pour la RC du syndicat, depuis le 1er janvier 2015
La loi ALUR du 24 mars 2014 (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965) impose à toute copropriété de souscrire au minimum une assurance responsabilité civile pour le syndicat. La MRI complète, qui ajoute les garanties dommages, va plus loin : facultative en droit, elle est indispensable en pratique.
L'obligation s'applique à toute copropriété sans exception — de 2 à plusieurs centaines de lots, quel que soit le mode de gestion (syndic professionnel, bénévole ou coopératif). La loi n'a pas prévu de sanction pénale directe, mais les conséquences d'un défaut d'assurance sont lourdes : responsabilité personnelle des copropriétaires, mise en cause du syndic pour faute de gestion, injonction judiciaire de souscrire, blocage des ventes de lots faute d'attestation.
Le détail des obligations et des sanctions figure sur la page assurance copropriété obligatoire. En pratique, l'enjeu n'est pas tant l'existence du contrat — 99 % des copropriétés sont assurées au minimum en RC — que son niveau de garantie et son tarif.
6 erreurs fréquentes en multirisque immeuble
Les pièges les plus coûteux observés sur le marché — à connaître avant de souscrire ou de reconduire votre contrat.
Une MRI mal calibrée coûte cher au moment du sinistre. Six erreurs reviennent systématiquement dans les dossiers mal indemnisés :
- Sous-évaluer le capital bâtiment
- Beaucoup de syndicats reconduisent le même capital pendant 10 ans alors que les coûts de reconstruction montent de 3 à 5 %/an. Conséquence : règle proportionnelle en cas de gros sinistre, l'indemnisation est réduite au prorata.
- Confondre RC seule et MRI complète
- La RC syndicale obligatoire ne couvre QUE les dommages causés aux tiers. Sans MRI complète, un dégât des eaux interne ou un incendie laisse le syndicat avec la facture intégrale.
- Choisir uniquement sur le prix
- Une prime 30 % plus basse cache souvent des franchises 2 à 3 fois plus élevées, des plafonds réduits ou des exclusions sur les équipements. Comparer la valeur garantie / prime, pas seulement la prime.
- Oublier les garanties optionnelles
- Trois à examiner systématiquement : protection juridique, bris de machine (ascenseur, chaufferie), perte de loyers quand un sinistre rend des lots inoccupables.
- Tarder à déclarer un sinistre
- Délai légal : 5 jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre (2 jours pour le vol). Au-delà, l'assureur peut refuser ou réduire l'indemnisation.
- Reconduire sans comparer
- La loi Chatel oblige l'assureur à prévenir 15 jours avant la date limite de résiliation. Profitez-en pour comparer tous les 2-3 ans : les nouveaux entrants tirent les prix vers le bas.
Le fil rouge de ces erreurs : un contrat qu'on ne relit jamais. Une revue à chaque échéance — capital assuré indexé sur l'indice FFB, garanties optionnelles à jour, franchise cohérente avec la sinistralité réelle — suffit à éviter la quasi-totalité des mauvaises surprises.
Comment souscrire votre MRI en 4 étapes
Un process simple et rapide, validé par votre assemblée générale. De la demande de devis à la mise en place, comptez quelques semaines une fois la décision prise.
- 1 Demande de devis
Formulaire en 3 minutes avec les infos clés : taille de l'immeuble, équipements, localisation, historique de sinistralité.
- 2 Comparaison des offres
Notre courtier interroge les principaux assureurs copropriété et vous propose 3 à 5 devis détaillés et comparables sous 24 à 48 h.
- 3 Choix du contrat en AG
Sélection en assemblée générale (majorité simple, article 24) du contrat offrant le meilleur rapport garanties / prix.
- 4 Mise en place
Le syndic signe au nom du syndicat, la prime est intégrée aux charges et la couverture démarre à la date convenue.
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Questions fréquentes — Assurance multirisque immeuble
L'assurance multirisque immeuble est-elle obligatoire ?
Quel est le prix moyen d'une assurance multirisque immeuble ?
Quelle est la différence avec mon assurance habitation ?
Que couvre exactement l'assurance multirisque immeuble ?
Comment réduire le coût de mon assurance multirisque immeuble ?
Combien de temps prend la souscription ?
Qui est l'assuré : le syndicat ou les copropriétaires ?
Et si je possède l'immeuble entier, sans copropriété ?
La MRI couvre-t-elle les sinistres dont l'origine est privative ?
Que faire en cas de refus d'indemnisation par l'assureur ?
Quelle franchise choisir pour optimiser le rapport coût/protection ?
Que se passe-t-il si la copropriété est sous-assurée ?
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